Prélude à Fondation – Isaac Asimov

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Bonjour à tous ! Après un coup de gueule littéraire dû à ma précédente lecture (voir ma dernière chronique sur La Petite Barbare), nous allons entamer un virage à 360 degrés et nous propulser en 12020…ou en 1988 c’est au choix.

Aujourd’hui je vais vous parler de Prélude à Fondation (1989 en France aux éditions Pocket) qui est à mon sens le début le plus prometteur d’un cycle de SF et plus généralement de la SF moderne. C’est Isaac Asimov, qui ne lira jamais cette chronique ni cette déclaration d’amour car il est mort 3 ans avant ma naissance, qui en a la brillante paternité.

Tout d’abord un mot sur son œuvre complète à savoir le cycle de Fondation. Il se trouve que cette série est à la littérature ce que Star Wars est au cinéma : un joyeux foutoir temporel vous me pardonnerez l’expression familière. En effet Asimov est membre premium du club des créateurs qui adorent tout faire dans le désordre, et laisser une notice en début de livre pour que l’on sache par quoi commencer.

J’ai fait le choix de débuter par ce qui serait le premier dans la narration mais le 6ème (avant dernier) écrit par l’auteur. D’autres préfèrent par exemple commencer par ceux qui sont les plus avancés dans le déroulement de l’histoire (les premiers écrits) puis terminer par ceux qui reviennent aux origines (les plus récents)…Vous suivez ?

Le tout premier ouvrage écrit, Fondation, date de 1951. Nous avons donc une série qui s’étend sur près d’un demi siècle, et qui parvient à incorporer dans un monde futuriste à des milliers d’années lumière des problématiques contemporaines fondamentales dont je vais à présent vous parler.

L’histoire est celle de l’empire galactique, implanté sur la planète Trantor, qui règne depuis maintenant un petit bout de temps sur un vaste ensemble de mondes (les paris sur leur nombre sont lancés !). Mais comme tout pouvoir que l’on veut garder, il est préférable de savoir anticiper les menaces. C’est pour cette raison que l’empereur Cleon II s’intéresse aux théories d’Hari Seldon, mathématicien ayant développé le principe de la psychohistoire ou l’art de prédire mathématiquement l’avenir.

Le jeune homme au fil de ses recherches (sans grande conviction) pour appliquer ses théories, devient alors une proie convoitée par le pouvoir impérial, par les autorités locales rivales, mais aussi par un humaniste pro théorie du chaos nommé Chetter Hummin qui le prend sous son aile en compagnie de l’historienne redoutable Dors Venabili.

Prélude à Fondation relate donc dans un univers composé de transports volants hyper rapides, de dômes avec vue sur le cosmos, et d’aliments au goût de levure bizarre, une histoire qui dépasse la fiction : elle aborde une interrogation philosophique et politique sur l’utilitarisme des sciences, et adoube au passage Asimov en tant que pionnier de la réflexion sur l’éthique robotique. On prend plaisir à aller de lieux en lieux sur la planète Trantor en compagnie de Seldon, et de découvrir les clins d’oeil faits à notre ère comme le secteur de Mycogène qui est une parfaite allégorie du communisme et de ses limites.

En bref j’ai hâte de me procurer le tome 2 Aube à Fondation, même si à terme la très large temporalité d’écriture m’inquiète concernant la tournures de personnages auxquels je me suis profondément attachée. Au delà de cela, le Cycle de Fondation dont la première lecture est édifiante, est définitivement un hommage à la richesse de notre univers.

Julie

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