The Cruelty – Scott Bergstrom

étoile 3

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publié en 2017 par Hachette Roman

 

Résumé officiel : Gwendolyn Bloom a à peine sept ans lorsque sa mère est assassinée sous ses yeux, et dix-sept lorsque son père disparaît brutalement, à la même date. Cette nouvelle épreuve s’accompagne d’une découverte accablante : son père n’est pas un diplomate, comme elle l’a toujours cru, mais un espion travaillant pour le FBI, dont les alliés semblent s’être retournés contre lui, après l’avoir accusé d’être passé à l’ennemi. Désespérée, Gwendolyn décide de partir seule à la recherche de son père qui, elle en est sûre, a été enlevé et reste vivant… Commence alors pour elle une longue traque dans les recoins les plus sombres et les plus dangereux d’Europe. Suivant les indices que son père lui a laissés, à Paris, Berlin puis Prague, Gwendolyn croise les pires spécimens de l’espèce humaine. Et surtout elle comprend très vite que, pour survivre à la cruauté de son un ennemi, il faut devenir plus cruel que lui.

Mon avis : Gwen est dans un lycée huppé où vos vêtements dictent votre appartenance sociale et votre niveau de vie. Son aptitude pour les langues et son foyer monoparental ne l’aide pas à passer inaperçue, et pas de manière positive. Mais rien d’anormal à cela pour une adolescente. Pourtant la vie n’a pas vraiment épargné la famille de la jeune fille. Et son père, seul pilier qui lui restait, finit par disparaître en lui laissant doutes et incompréhension. Quand tous l’abandonnent, elle devient la seule qui peut lui venir en aide…

Cela faisait quelques temps que je souhaitais découvrir ce qui se cachait derrière The Cruelty, et je suis à la fois surprise et perplexe. Gwendolyn n’est pas une adolescente pleurnicharde, qui se laisse brutaliser sans riposter. Un fort caractère qui lui a même valu un renvoi temporaire du lycée. Pour autant, j’ai été étonnée de voir la facilité avec laquelle elle décide de se lancer dans l’inconnu pour sauver son père que même le FBI se refuse à sauver. Une facilité qui la guide, que les conséquences soient positives ou non, tout au long de son périple.
Sa quête de la vérité la mènera à traverser des épreuves que quiconque ne devrait subir : entraînement violent et intensif dans les bas-fonds parisiens, découverte de l’univers underground  de la prostitution berlinoise ou encore du grand banditisme à Prague.

 Si tout au long de son parcours, Gwen rencontre des personnes qui l’aideront à conserver sa part d’humanité – Bela et Lili, Terrance, Yaël…- celle-ci semble pourtant s’évanouir purement et simplement plus elle se rapproche de son père qui, elle le sait, est encore en vie. C’est selon moi ce qui nuit en partie à la crédibilité de l’évolution du personnage : elle n’a jamais été faible ou amorphe, certes, mais elle passe en l’espace de quelques pages d’adolescente dévastée mais déterminée par le chagrin à une sorte d’espionne perspicace et amorale.
J’ai toutefois apprécié le réalisme avec lequel Scott Bergstrom dépeint différents milieux regorgeant de misère, de cruauté, et parfois de fragilité.

On découvre, avec Gwendolyn, l’envers du décor : la dureté et les codes du crime. Mais on comprend avant tout que ce n’est pas nécessairement l’âge qui détermine la force et la volonté d’une personne.

 

Estelle

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