This is where it ends – Marieke Nijkamp

test-c3a9toiles

24529123.jpg

This is where it ends est un roman de Marieke Nijkamp paru en 2016. Il a été édité en version originale chez Sourcebooks. Pour le moment, aucune traduction française n’est prévue.

Résumé officiel traduit personnellement :

Tout le monde a une raison de craindre le garçon au pistolet.

10:00 a.m.
La principale de lycée d’Opportunity, Alabama, finit son discours accueillant ainsi tous les élèves

10:02 a.m.
Les élèves se lèvent afin de quitter l’auditorium et de rejoindre leurs salles de classes.

10:03 a.m.
Les portes ne s’ouvriront pas.

10:05 a.m.
Quelqu’un commence à tirer.

Racontée à l’aide de quatre points de vues différents, durant 54 longues minutes la terreur règne alors que la vengeance d’un élève se transforme en jeu de survie.

Ce roman prends aux tripes ! Je suis une lectrice plutôt facile et me laisse souvent séduire par les histoires proposées mais celle-ci est différente. Elle est inoubliable tant par l’horreur de l’événement que par la plume de l’auteure. J’ai eu les larmes aux yeux tout au long de ma lecture. C’est un roman qu’on ne peut pas lâcher tant il est cauchemardesque !

On suit quatre jeunes, quatre destins, quatre histoires qui se sont croisées avant et qui se recroisent encore dans cette école en proie à la terreur. Ce roman à quatre entrées a été une expérience intéréssante car la multiplication des points de vue à permis de voir la tragédie sous différents angles.

Claire est dehors, elle cherche de l’aide et ne comprend pas ce qu’il se passe. Comme toutes les familles, elle est dans l’attente. Son frère est à l’intérieur. Elle incarne donc l’impatience et l’angoisse des familles. Elle tente de se rendre utile afin de ne pas imaginer le pire, ne pas ressasser les évènements passés qu’elle aurait pu stopper ou non.

Tomàs, lui, est à l’intérieur mais pas dans l’amphitéâtre de l’école, rempli des élèves et professeurs. Son seul objectif est de rejoindre sa sœur jumelle. Il se conduit en véritable héros et j’ai beaucoup aimé suivre ses actions. Il fait preuve d’un grand courage.

Sylvia est la sœur de Tomàs. Elle est appeurée et assiste impuissante au massacre de ses camarades. Elle est tétanisée face à l’horreur qui se joue sous ses yeux et face au tireur qui semble faire d’elle sa parfaite victime.

Autumn est le personnage que j’ai le plus apprécié, si on peut aimer un personnage dans une telle intrigue. Disons que son histoire m’a touchée. C’est elle qui a la situation la plus complexe. Elle n’hésite pas à faire face à l’assaillant mettant ainsi sa vie en danger pour sauver celle des autres. Elle a de l’espoir et tente de le raisonner car Autumn est une personne douce et naïve. L’espoir est le sentiment qui l’habite depuis des années.

Je dirais que « famille » est le mot clé de This is where it ends. Le livre oscille entre l’attente des familles au dehors de l’école et l’espoir des survivants à l’intérieur qui sont dans l’attente d’un miracle. Les scènes ne sont pourtant pas tant explicites et pourtant, j’ai pu me les représenter facilement. L’auteure n’a pas besoin de beaucoup de mots pour nous faire comprendre où elle veut en venir. Comme les élèves, le lecteur est pris de panique et d’incompréhension face à la motivation de l’adolescent qui tient l’arme. Les survivants n’ont plus qu’un seul but : échapper à ce jour sinistre, à celle belle école qu’était autrefois Opportuny High.

Ce roman pose beaucoup de questions : Comment survit-on à un tel événement ? Quelles traces cela laisse-t-il ? Comment faire son deuil sans se reprocher de vivre ? Connait-on vraiment les gens qui nous entourent ? Mais on remarque également le côté méprisant des réseaux sociaux et autres médias avec les tweets des personnes qu’elles soient dehors ou dedans. Les médias essaient de tirer parti de cette affaire, d’obtenir des informations de la part des survivants encore dans la pièce, ne faisant preuve d’aucune compassion. Ils sont dépeints tels des rapaces, des requins.

Finalement, je trouve que ce roman souligne le courage des survivants surtout la scène finale qui balance entre délivrance et émotions. Elle met en lumière l’espoir de tous ces étudiants qui ont vus leurs camarades (frères, sœurs, amis, professeurs…) mourir, sans vie… This is where it ends qui s’inspire d’histoires vraies (particulièrement aux USA) évoque le traumatisme d’un tel drame. L’adolescence est une époque de la vie où l’enfant se constuit et une fusillade dans son école, lieu sécurisé normalement, peut ébranler le monde qu’il s’est forgé. C’est un roman haletant et déchirant. Je vous conseille d’avoir le cœur bien accroché si vous désirez vous lancer dans sa lecture.

Émeline

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s