The Book Of Ivy – Amy Engel

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The Book of Ivy est le premier roman d’un diptyque dystopique, écrit par Amy Engel et publié chez Entangled Publishing en VO (2014). L’œuvre est également paru en français aux éditions Lumen en mars 2015.

Sur les ruines des États-Unis, après une guerre nucléaire, la population restante tente de survivre en s’organisant. Toutefois, un nouveau conflit éclate entre deux familles qui revendiquent le pouvoir : les Westfall et les Lattimer. Les premiers perdent, les seconds accèdent au gouvernement et prennent la tête de cette nouvelle civilisation. Pour rappeler la défaite écrasante de leurs concurrents, la famille Lattimer organise chaque année des mariages arrangés avec des castes inférieures. Cette année c’est le tour d’Ivy Westfall d’épouser le fils du président, Bishop Lattimer. Celui-ci se révèle être soit un bon acteur soit une personne douée d’une extrême humanité. Cependant Ivy n’a qu’une idée en tête : tuer Bishop et prendre le pouvoir au profit de sa famille et des valeurs qu’elle prône.

The Book of Ivy a opté pour la méthode in medias res. On entre de suite dans l’histoire. Dès la première page on est pris dans un tourbillon d’émotions ressenties par Ivy face au mariage, à l’union qu’elle s’apprête à vivre. Le choix de commencer l’action directement permet de retenir l’attention du lecteur et de l’embarquer, sans qu’il n’ait besoin de réfléchir, dans un flot d’actions et de sentiments. Les pièces du puzzle se mettent en place rapidement et simplement grâce au personnage d’Ivy qui certes a un point de vue biaisé mais donne des informations alors capitales pour comprendre le contexte historique et socio-politique.

Même si le personnage d’Ivy peut paraître totalement manipulé par sa famille, il n’en reste pas moins qu’au fil de l’œuvre, elle produit une pensée indépendante, autonome. Elle se forge sa propre opinion et commence alors à douter du rôle de Bishop dans son plan machiavélique. Elle éprouve des émotions jusqu’alors jamais ressenties et ne sait comment y faire face. Elle n’est finalement qu’une adolescente ordinaire. Se pose alors un dilemme crucial, vital pour elle et qui aura des conséquences, des retombées politiques et familiales : doit-elle tuer Bishop ? À quel prix ? Pour quelle idéologie ?

De plus, le resurgissement de son passé ne fait qu’engrainer la chose. Lui a-t-on menti ? Cette figure maternelle et martyre en est-elle finalement vraiment une ? Ou un autre sombre secret se cache-il derrière cette vengeance purement personnelle et familiale ? Les sacrifices en valent-ils le coup ? Autant de questions qu’Ivy se pose à travers le roman et auxquelles le lecteur a envie de répondre, de l’y aider à répondre, à choisir la bonne solution.

Le personnage de Bishop est également un atout du roman. Celui-ci se veut vertueux, doux, gentil, sexy… Comment Ivy pourrait-elle le tuer ? Le trahir ? Abattre froidement ce mari qu’elle apprend à découvrir et à aimer ? Ce mari si doux et attentionné et tellement différent des préjugés qu’on lui a placé dans la tête depuis son plus jeune âge.

Ivy se rend alors compte que le monde n’est pas manichéen. Il n’y a pas d’un côté le Bien et d’un côté le Mal, le blanc et le noir. Le monde peut être gris ; la vie est de couleur grise. L’issue centrale de l’œuvre semble être celle des mariages arrangés et de la liberté de l’être humain. Cet enjeu est présent tout au long du roman et en devient la question principale. Toutefois, Ivy semble totalement préoccupée par cela et on peut avoir l’impression que l’histoire tourne autour du pot, autour de cette seule notion. Mais il s’agit de bien plus que cela. L’auteure met en scène une héroïne qui se bat pour ses convictions, contre les préjugés familiaux et sociaux, qui prend conscience de son indépendance et de son droit à la parole. Elle les revendique.

The Boof of Ivy est donc un roman à lire ! Ses personnages sont étonnants et guerriers : ils s’élèvent pour ce en quoi ils croient. Ils sont prêts à remettre en cause tout ce qu’on leur a appris durant leur enfance, leur vie afin de se connaître et de se forger leur propre identité. C’est une belle leçon d’indépendance que nous offre Amy Engel…

Emeline

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11 réflexions sur “The Book Of Ivy – Amy Engel

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